1792
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| Années: 1789 1790 1791 - 1792 - 1793 1794 1795 |
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| Décennies: 1770 1780 - Années 1790 - 1800 1810 |
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| Siècles: XVIIe siècle - XVIIIe siècle - XIXe siècle |
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| Millénaires: Ier millénaire - IIe millénaire - IIIe millénaire Chronologie mensuelle: Chronologies thématiques: |
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Cette page concerne l'année 1792 du calendrier grégorien.
Sommaire |
[modifier] Événements
[modifier] Europe
- Janvier : Traité de Jassy, ou Iasi (Moldavie) entre la Russie et l'Empire ottoman. La Russie obtient la Crimée, Otchakov et le littoral de la mer Noire jusqu’au Dniestr.
- 1er mars : Mort de Léopold II, empereur du Saint-Empire de pleurésie ; Avènement de François II, empereur, roi de Hongrie et de Bohême.
- 29 mars : Décès du roi Gustave III de Suède, assassiné par un officier noble, mécontent de ses réformes (tolérance religieuse, abolition de la torture, de la vénalité des charges) alors qu’il s’apprêtait à intervenir contre la révolution française. Début du règne de Gustave IV, roi de de Suède (fin en 1809) sous la régence de son oncle Charles (fin en 1796).
- Christian Haugwitz (1752-1832) est nommé ministre des Affaires étrangères en Prusse.
- Hongrie : Ignace Martinovics, ancien agent de la police secrète de Léopold II, change de camp et rejoint les réformistes patriotes. Il écrit des tracts violents contre l’empereur (1792), des catéchismes pour la Société secrète réformatrice et la Société de la liberté et d’égalité, où il appelle à l’insurrection (1794).
- Espagne : Disgrâce des ministres Campomanes et de Floridablanca. Le comte d’Aranda (1718-1798) est appelé aux affaires pour renouer les liens avec la France. Il poursuit cependant la même politique anti-libérale et anti-française.
[modifier] Pologne
- Le 14 mai, une partie de la haute noblesse forme la confédération de Targowica qui dénonce la constitution et fait appel à Catherine II de Russie, qui organise une contre-révolution au nom des « libertés polonaises » et contre « l’esprit du démocratisme français ». Les troupes russes envahissent la Pologne avec 97 000 hommes trois jours après, malgré la résistance de la petite armée polonaise (37 000 hommes) commandée par le prince Józef Poniatowski. Stanislas Auguste, assisté de Hugo Kołłątaj, essaye de négocier. Catherine refuse et oblige le roi à adhérer à la confédération. Les troupes russes se répandent dans le pays, rejointes par les armées prussiennes qui occupent la Grande Pologne, Danzig et Thorn.
- Avril : La Constitution polonaise du 3 mai 1791 est abolie et les préparatifs de guerre contre la Russie interrompus.
- 19 juin : Catherine II de Russie envahit la Pologne.
[modifier] Iles Britanniques
- Tenue de deux Convention du peuple en 1792 et 1793, qui marquent le point d’orgue de l’activité des Jacobins britanniques. Lord Grey fonde une Société des amis du peuple.
- Des Irlandais des deux confessions se regroupent autour de l’avocat Wolfe Tone au sein des Irlandais Unis (United Irishmen), une société qui propose de définir la notion d’« Irlandais » en transcendant les clivages religieux.
- Création de la Baptist Missionary Society.
[modifier] Italie
- Début de l'influence française en Italie (fin en 1799).
- Les gouvernants italiens réagissent au péril de la Révolution française. Venise adopte une neutralité hostile. A Naples, la reine Marie-Caroline et son protégé Acton abandonnent toute réforme pour amorcer une répression aveugle. En Toscane, après le départ de Léopold, connaît des manifestations de mécontentement qui entraîne une retour en arrière : le commerce des grains est de nouveau contrôlé, la peine de mort restaurée.
- Le mouvement janséniste souffre le premier de l’arrêt des réformes, puis les francs-maçons sont poursuivis à Turin, Naples, Rome et Palerme.
- Le mécontentement populaire se renforce, conséquence d’une situation économique de plus en plus difficile (hausse des prix et pression fiscale). Dans les Abruzzes, le Basilicate et en Sardaigne, les révoltes sont directement dirigées contre les seigneurs et les propriétaires terriens. A Arezzo, Florence et Pistoia elles s’expriment contre les réformes qui ont privé les paysans et les masses urbaines de leurs traditionnelles formes de protections.
- Quelques groupes de jacobins sont actifs, comme ceux de l’aristocratie padouane ou le Bolognais Zamboni qui œuvrent à la libération de leur cité, ceux de Brescia, qui poursuivent des buts plus égalitaires, ceux du Piémont qui tentent de ce mettre en contact avec les mouvements paysans.
[modifier] France
- Bonne récolte. Les prix continuent cependant à grimper jusqu’en septembre (dévaluation de l’assignat, stockage des grains, nouvelle récolte en cours de battage). Situation financière préoccupante : les rentrées des nouveaux impôts se font mal. Pour résoudre leurs problèmes, les Girondins poursuivent la politique inflationniste de l’assignat en autorisant de nouvelles émissions. Les Montagnards voudraient imposer les riches et stabiliser le cours des assignats, voire les supprimer.
- Janvier : création par Jean-Nicolas Pache, ami de Gaspard Monge, de la société patriotique du Luxembourg.
- 10 mars : Constitution d'un gouvernement brissotin (fin le 13 juin). Jean Marie Roland de la Platière à l’intérieur, Étienne Clavière aux finances
- 19 mars : Dumouriez nommé ministre des Affaires étrangères.
- 23 mars : Les ministres feuillants sont remplacés par des ministres girondins.
- 20 avril : La France déclare la guerre au roi de Bohême et de Hongrie (c'est-à-dire l'empereur d'Autriche François II, qui avait adressé à Louis XVI le 15 avril un ultimatum concernant les droits des princes possessionnés (allemandes) en Alsace.
- 20 et 21 avril : Lecture du Rapport et projet de décret sur l’organisation générale de l’instruction publique présenté à l'Assemblée constituante par Condorcet.
- 25 avril : Rouget de l'Isle compose à Strasbourg le Chant de l'armée du Rhin (future Marseillaise).
- 25 avril : Première exécution par la guillotine.
- 9 mai : Servan devient ministre de la guerre (fin le 6 octobre). Dumouriez aux Affaires étrangères (fin le 12 juin).
- 27 mai : Décret contre les prêtres réfractaires.
- 29 mai :
- Décret sur le licenciement de la garde constitutionnelle du Roi, un corps soupçonné d'opinions exagérément royalistes.
- Le duc de Cossé-Brissac (1734-1792), commandant en chef de la garde constitutionnelle, est décrété d'accusation, pour avoir fait régner dans ce corps un esprit contre-révolutionnaire et avoir fait prêter à ses hommes le serment d'accompagner le roi partout où il se rendrait.
- 4 juin : Veto royal au décret déportant les prêtres réfractaires.
- 8 juin : Décret sur la formation d'un camp de gardes nationaux des provinces, fédérés entre eux, à Soissons, pour défendre Paris.
- 11 juin : Veto royal au décret organisant la levée de 20 000 fédérés.
- 13 juin : Avec son Conseil, le roi pousse le ministère brissotin à la démission. Le nouveau ministère est composé de Feuillants.
- 15 juin : Démission de Dumouriez.
- 20 juin : (Legendre, Santerre, Fournier), manifestation montée par les 48 sections parisiennes : Le peuple envahit les Tuileries, réclamant le retour des ministres brissotins et l'acceptation de plusieurs décrets dont le roi a opposé son véto. Le roi, acculé dans une embrasure de fenêtre, est coiffé du bonnet rouge. Il ne cède pas. La manifestation provoque un mouvement de réaction à Paris (restriction du droit de pétition, reprise en main de la garde nationale) et en province.
- Le 28 juin, devant l'Assemblée, La Fayette demande des poursuites contre les “ factieux ” et une solution définitive aux problèmes intérieurs pour permettre à l'armée de combattre l'esprit libre.
- 7 juillet : Baiser Lamourette, tentative d'union nationale à l'Assemblée.
- Afflux de fédérés vers Paris malgré le veto du roi.
- 10 juillet : Démission des ministres feuillants.
- 11 juillet : Proclamation de la patrie en danger par l'Assemblée législative.
- 12 juillet : Levée de volontaires.
- 12-13 juillet : Dispersion de “ l'armée catholique du Midi ”, réunie à Jales (royalistes), par les gardes nationales du Gard et de l'Ardèche.
- 14 juillet : Fête de la Fédération, à laquelle participe illégalement les fédérés, qui restent pour la plupart à Paris après la fête.
- 19 juillet : Les bataillons de la garde nationale sont réduits de 60 à 48 et affectés à chaque sections.
- 25 juillet : Manifeste de Brunswick au peuple de Paris, comportant des menaces en cas d'outrage à la famille royale. Arrivée des contingents de fédérés “ Bretons ”. Les 48 sections parisiennes sont autorisées à siéger en permanence par décret.
- 30 juillet : Arrivée des contingents de fédérés “ Marseillais ” qui popularisent le Chant de guerre pour l'Armée du Rhin.
- 3 août : Connu à Paris, le Manifeste de Brunswick suscite un intense mouvement de défense nationale. 47 sections de la garde nationale sur 48 demandent la déchéance du roi et proposent un programme de gouvernement (convocation d'une Constituante et renouvellement des administrations locales au suffrage universel). Les sections fixent un délai à l'Assemblée pour adopter leur programme. L'Assemblée ne réussit pas à choisir une politique, ce qui déclenche la journée du 10 août.
- 10 août :
- Prise des Tuileries par le peuple (sectionnaires et fédérés). La famille royale se réfugie à l'Assemblée qui se déclare en séance permanente et se fait délivrer le sceaux de l'État pour marquer sa prise de pouvoir.
- Le soir, l'Assemblée législative, qui assume tous les pouvoirs, désigne par acclamation un conseil exécutif provisoire, composé de six ministres (Étienne Clavière, Roland, Servan, Danton, Monge et Lebrun). Elle envoie aux armées 12 députés disposant de pouvoirs étendus (dont la suspension des généraux).
- Le Principe de la création d'une nouvelle assemblée, la Convention nationale, est acquis.
-
- Voir 10 août 1792.
- 11 août :
- Instauration, pour la première fois en France, du suffrage universel (10-11 août).
- Danton devient ministre de la Justice.
- 11-13 août : Création d'une Commune insurrectionnelle à Paris (Chambon, Pache, Fleuriot-Lescot, maires) élue au suffrage universel.
- 13 août : Suspension du roi. La famille royale est enfermée à la Prison du Temple.
- 13 août : Gaspard Monge à la Marine (fin le 23 avril 1993).
- 14 août : Un nouveau serment, qui repose sur les principes de Liberté et d'Egalité, est exigé de tous les prêtres. Il est largement prêté.
- 17 août : Création d'un tribunal criminel extraordinaire (Réal, accusateur public).
- 18 août : Dissolution des congrégations religieuses, y compris enseignantes.
- 21 août : Convention Nationale.
- 26 août : Décret bannissant les réfractaires.
- 27 août : La Commune de Paris procède à la fortification de Paris, forge des armes et autorise les visites domiciliaires. Les décrets contre les prêtres réfractaires sont exécutés (3000 arrestations en quelques jours). La Commune mène une politique de décatholicisation (réquisitions des palais épiscopaux, interdiction des habits religieux hors des églises, interdiction des processions).
- Août : Une levée d'hommes en Mayenne provoque la rébellion de Jean Cottereau, dit Jean Chouan.
- 2-5 septembre : Les Massacres de septembre. Des centaines de prisonniers, ainsi que des aristocrates, des prêtres et quelques évêques, désignés comme traîtres, sont jugées sommairement et massacrés. Tribunal Maillard.
- À Reims, Caen, Meaux et Lyon, les sociétés locales procèdent aussi à des exécutions. La Commune prend des mesures de réquisition pour obliger les paysans à battre les céréales, fixer le prix et punir ceux qui stockent des grains. Le Conseil exécutif (Danton) ratifie ces décisions et les étend à l'ensemble du territoire et décide l'envoie de commissaires en province.
- 2 septembre : discours de Danton devant l'Assemblée législative.
- 18 septembre : L'Assemblée législative dissout la Commune de Paris.
- 20 septembre : Laïcisation de l'état civil et loi sur le divorce. Fin de la législative.
- 21 septembre : Première réunion de la Convention nationale ; abolition de la monarchie ; Proclamation de la République. Le Conseil exécutif constitué après le 10 août est maintenu. L'Assemblée ratifie l'union du Comtat Venaissin et d'Avignon à la nation française. Convention girondine jusqu'au 2 juin 1793. Les Brissotins dominent l'Assemblée dès les premières séances. Pétion est élu président de l'Assemblé. Danton est écarté du Conseil exécutif sous la menace d'une enquête sur sa gestion.
- 22 septembre : Proclamation de l'an I de la République française, (mais en comptant – jusqu'au 24 novembre 1793 – à partir du 1er Janvier, le Jour de l'An de Jules César).
- 22 septembre : La République est "une et indivisible".
- Fin septembre à novembre : Girondins contre Montagnards à la Convention nationale.
- Les « Brissotins » (ou Girondins), révolutionnaires convaincus, appuyés par la province, siègent à droite (Brissot, Vergniaud, Guadet, Pétion de Villeneuve, Condorcet, Gensonné, Barbaroux, Buzot, Dumouriez, Servan, Roland de la Platière, Louvet, Isnard). Ils ont quitté le club des Jacobins en août et se réunissent chez Madame Roland. Soucieux de légalité et hostiles à toute ingérence dans les débats de l'Assemblée, ils veulent réduire le rôle politique de la capitale. Les « Montagnards » siègent à gauche, sur les bancs les plus hauts (Robespierre, Danton, Marat, Billaud-Varenne, Collot d'Herbois, Saint-Just, Couthon). Ils s'appuient sur le club des Jacobins et les clubs provinciaux affiliés. Ils sont prêts à prendre des mesures rigoureuses et extrêmes et trouvent appuis dans la Commune de Paris. Au Centre siègent des députés républicains modérés qui jouent un rôle d'arbitrage entre les deux extrêmes (Sieyès, Cambacérès, Daunou, Grégoire, Boissy d'Anglas). Les sans-culottes jouent un rôle important dans la vie politique depuis le 10 août. Issus de la classe moyenne (boutiquiers, artisans, petits propriétaires), ils s'appuient sur les sections parisiennes et sont partisans de la souveraineté populaire (référendums, droit de pétition et d'insurrection). Le club des Cordeliers avec Hébert ou le mouvement Enragé (Jacques Roux, Momoro, Leclerc) représentent les tendances de la sans-culotterie.
- 2 octobre : Création du Comité de sûreté générale (Amar, Basire, David, Le Bas, Legendre, Tallien, Vadier).
- 6 octobre : Jean-Nicolas Pache, ministre de la guerre (fin en février 1793).
- 16 octobre : « Miracle » en Avignon (la madone des Cordeliers pleure) entraînant des troubles violents. Un patriote, Lescuyer, est assassiné, ce qui provoque le « massacre de la glacière » d'une soixantaine de suspects. Le district de Carpentras est rattaché à la Drôme, celui d'Avignon aux Bouches-du-Rhône.
- 21 octobre : L'Assemblée nationale des Allobroges déclare la déchéance du duc de Savoie et la réunion à la France. La Convention accepte la réunion et forme le département du Mont-Blanc (27 novembre).
- 1er novembre : Jean-Baptiste Bessières, futur maréchal d'empire, entre au 22e régiment des chasseurs à cheval.
- 19 novembre : Décret promouvant la guerre de propagande. Il accorde « fraternité et secours à tous les peuples qui voudront conquérir leur liberté ». Décret précisant la politique que les généraux doivent suivre dans les pays qu'ils occupent : destruction de l'Ancien Régime, abolition des droits féodaux, saisie des biens d'Eglise.
- 20 novembre : Épisode de « l'armoire de fer », contenant des documents permettant d'accuser le roi de haute trahison.
- 27 novembre : La France annexe la Savoie.
- 30 novembre : Suppression du tribunal extraordinaire.
- 2 décembre : Chambon, nouveau maire de Paris, en remplacement de Jérôme Pétion.
- 3 décembre : Débat sur le procès du roi.
- 11 décembre : Ouverture du procès de Louis XVI à la Convention, défendu par Desèze, Tronchet et Malesherbes.
- 15 décembre : la Convention, sous l'implulsion de Pierre Joseph Cambon, vote le Décret sur l'administration révolutionnaire française des pays conquis.
Opérations militaires
- 16 février : Alliance défensive contre la France révolutionnaire entre la Prusse et l’Autriche.
- 20 avril : La France déclare la guerre à l'Autriche. La Prusse déclare la guerre à la France en vertu de l'accord austro-prussien du 16 février.
- 28 avril : Débandade de l'armée française sur la frontière du Nord. Débâcles françaises de Tournai et de Quiévrain. Massacre du général Dillon, accusé de trahison par ses troupes.
- 25 juillet : Manifeste de Brunswick, lancé de Coblence par le commandant en chef des armées prussiennes et autrichiennes, Charles Guillaume de Brunswick. Il menace le peuple parisien « d’une vengeance exemplaire et à jamais mémorable, en livrant la ville de Paris à une exécution militaire et à une subversion totale » si le moindre outrage était fait à la famille royale. Connu le 1er août à Paris, il contribue à la journée du 10 août.
- 19 août : Les troupes austro-prussienne entrent en France. La Fayette se livre aux Autrichiens.
- 25 août : Reddition de Longwy.
- 2 septembre : Capitulation de Verdun devant les Prussiens.
- 12 septembre : L'armée de Brunswick (74 000 hommes) franchit les défilés de l'Argonne.
- 20 septembre : Victoire française à la bataille de Valmy remportée par les troupes françaises de Dumouriez et de Kellerman (44 000 hommes) sur les armées prussiennes de Brunswick. Des volontaires de la Garde nationale ont participé au combat aux côtés des soldats professionnels de l'armée royale. Prise à revers, l'armée de Brunswick bat en retraite et retrouve ses positions de départ le 23 octobre.
- 27 septembre : Les Français occupent la Savoie.
- 7 octobre : Levée du siège de Lille.
- 21 octobre : Prise de Mayence par les Français.
- 22 octobre : Prise de Francfort-sur-le-Main par les Français.
- 27 octobre : Dumouriez entre en Belgique.
- 6 novembre : Victoire française de Dumouriez à la bataille de Jemmapes sur l'Autriche.
- 14 novembre : Entrée des troupes françaises à Bruxelles.
- 28 novembre : Entrée des troupes françaises à Liège.
- 30 novembre : Entrée des troupes françaises à Anvers.
- Les troupes françaises s'alignent sur la rive gauche du Rhin et prennent Mayence.
- Décembre : Les troupes française commencent à rencontrer des difficultés. Des troubles éclatent dans les pays rhénans, en Belgique, à Nice. Retraite de l'armée du Rhin en Sarre. Avance des Autrichiens.
- Les effectifs de l'armée entre décembre 1792 et février 1793 diminuent de moitié après le départ des volontaires (de 400 000 à 220 000 hommes).
[modifier] Afrique
- Mulay Slimane, frère de Mulay-el-Yazid est proclamé sultan du Maroc à Fès (fin en 1822). Il se heurte à l’hostilité de ses trois frères, Mulay Moslana dans le nord, Mulay Hicham (région de Safi) et Mulay el-Hossaïn (région de Marrakech). Mulay Slimane s’efforce de reconstituer l’unité du Maroc. Après avoir établit solidement son autorité à Fès, il soumet d’abord la région montagneuse du Maroc septentrional tenue par Mulay Moslana, puis se tourne vers ses deux autres frères, qui se combattent dans le sud, et prend Marrakech en 1796.
- A l’extérieur, il se rapproche de la France dans l’espoir d’éviter une intervention britannique au Maroc et de conjurer la menace turque.
- Oran est reprise aux Espagnols.
- Reprise de la course argérienne pendant les guerres de la Révolution et de l’Empire.
[modifier] Amériques
[modifier] Amérique du Nord
- 2 avril : Introduction du dollar comme monnaie des États-Unis d'Amérique, à partir d'un fonds de thalers rachetés à l'Autriche.
- 11 juin-27 juin : Premières élections de l’histoire des Québécois. La première séance du parlement s’ouvre le 17 décembre, après avoir été reportée quatre fois. Le 18 décembre, Jean Antoine Panet est élu président de la Chambre d’assemblée du Bas-Canada à 28 voix contre 18. Quand on le nomme juge de la Cour des Plaidoyers communs le 28 janvier 1794, Michel-Eustache-Gaspard-Alain Chartier de Lotbinière lui succède.
- 13 octobre : début de la construction de la Maison Blanche, autour de laquelle sera construite la capitale fédérale.
- George Washington est réélu président de la république américaine.
- Le Kentucky devient le quinzième état de l'union américaine.
- Création de la bourse de Wall Street (New York).
- Exploration américaine de la rivière Columbia.
- Mackenzie atteint le Pacifique par la Peace River.
- George Vancouver explore le littoral occidental de l’Amérique du Nord.
[modifier] Amérique du Sud
[modifier] Asie
- Éruption du volcan Unzen, au Japon, 15 000 morts (éruption, puis tsunami).
- Catherine II de Russie s’efforce de nouer des relations avec le Japon.
- L'empereur de Chine Qianlong envoie ses troupes à Lhassa au Tibet expulser des envahisseurs népalais.
[modifier] Inde
- Tippoo-Sahib doit signer le traité de Seringapatam où il perd la moitié de ses territoires, qui sont partagés entre les trois alliés. Il se rapproche des Français et devient membre du club des Jacobins.
[modifier] Océanie & Pacifique
[modifier] Proche-Orient & Monde arabe
- Le traité de Jasso met fin à la guerre russo-turque.
[modifier] Arts & cultures
- Fondation de la société savante slovaque.
- Fondation de la Gazette de Hambourg.
- La Comedia Nueva o el café, de Leandro Francesco de Morántin (1760-1828).
- Droits de l’Homme, de Thomas Paine, diffusé à 200 000 exemplaires.
- A Vindication of the Rights of Woman (Défense des droits de la femme), de Mary Wollstonecraft.
- Madame de Staël se réfugie en Suisse au château de Coppet, au bord du lac Léman où son salon acquiert une réputation internationale.
- La Mère coupable, drame de Beaumarchais.
- Fables, de Florian.
- 17 mai : Histoire des Brissotins, de Camille Desmoulins.
- Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne, d'Olympe de Gouges.
- Il Matrimonio segreto, opéra de Domenico Cimarosa.
- Le Sommeil d'Endymion, toile de Girodet-Trioson.
[modifier] Sciences et techniques
- L’ingénieur britannique William Murdoch met au point l’exploitation du gaz dégagé par la combustion du charbon et l’utilise pour éclairer sa propre maison.
- Jean-Baptiste Delambre et Pierre Méchain sont chargés par l’Assemblée nationale française de préciser la mesure de la méridienne entre Dunkerque et Barcelone (1792-1799).
- Contribution à l’optique de Goethe.
[modifier] Economie & Société
- Emission de papier-monnaie en Autriche.
- Le Danemark décrète l’abolition du trafic des esclaves à partir de 1803.
[modifier] Naissances en 1792
- 19 février : Roderick Murchison géologue britannique.
- 29 février : Gioacchino Rossini, compositeur italien.
- 7 mars : John Herschel, scientifique et un astronome britannique.
- 4 août : Percy Bysshe Shelley, poète romantique britannique.
- 5 septembre : Pierre-Armand Dufrénoy, géologue et minéralogiste français.
- 12 octobre : Christian Gmelin, chimiste allemand († 1860).
- 28 novembre : Victor Cousin, philosophe et homme politique français.
- 1er décembre : Nikolaï Lobatchevski, mathématicien russe.
[modifier] Décès en 1792
- 23 février : Sir Joshua Reynolds, peintre britannique.
- 1er mars : Léopold II, empereur du Saint-Empire.
- 3 mars : Robert Adam, architecte, décorateur et archéologue britannique (1728-1792), créateur de l’Adam’s Style avec ses frères James, John et William.
- 18 mai : Charles-Simon Favart, dramaturge français (1710-1792).
- 29 mars : Gustave III, roi de Suède.
- 2 septembre : Louis Victoire Lux de Montmorin-Saint-Hérem, militaire français. (° 13 décembre 1762).
- 10 octobre : Constantine John Phipps, deuxième baron Mulgrave, est un explorateur britannique (° 1744).
- 22 octobre : Guillaume Le Gentil, astronome français.
- 28 octobre : John Smeaton, ingénieur britannique.
- Dates non renseignées ou inconnues :
- Denis Ivanovitch Fonvizine, dramaturge russe (1745-1792).
- Mohamed ibn Abd al-Wahhab (né à Uyaina dans le Nedjd en 1705), fondateur du wahhabisme. Il prêche un islam intransigeant et austère, fondé sur le retour aux pratiques du début de l’islam, et débarrassé de toutes les innovations postérieures. Il s’élève contre le relâchement des mœurs, la décoration des mosquées et le culte des saints. Ses adeptes se nomment eux-mêmes les « unitaires » (al muwahhidun).

