France
Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
- Pour les articles homonymes, voir France (homonymie).

|
|||||
| Devise nationale : Liberté, Égalité, Fraternité | |||||
| Langues officielles | Français | ||||
| Capitale | Paris 48° 51’ 39’’ N, 2° 20’ 43’’ E |
||||
| Plus grande ville | Paris | ||||
| Gouvernement - Président - Premier ministre |
République Jacques Chirac Dominique de Villepin |
||||
| Superficie - Totale - Eau (%) |
Classé 40e (1) 675 417 km² 0,26% |
||||
| Population - Totale (2005) - Densité |
Classé 20e (2) 64 804 551 hab. (3) 93,59 hab./km² |
||||
| Indépendance - |
843 a.p J.C |
||||
| Gentilé | Français, Françaises | ||||
| Monnaie | (4) Euro (EUR) |
||||
| Fuseau horaire | UTC +1 (été +2) | ||||
| Hymne national | La Marseillaise | ||||
| Domaine internet | .fr (.gp, .mq,.cat, .gf, .re, .pm, .yt, .tf, .wf, .pf et .nc pour les collectivités d’outre-mer), .eu (partagé avec les autres pays membres de l’U.E.) | ||||
| Indicatif téléphonique |
+ 33 |
||||
| (1) dont 543 965 en France métropolitaine (2) dont 62 656 178 en France métropolitaine |
|||||
La France, officiellement la République française, est un pays d'Europe dont le territoire métropolitain est situé en Europe occidentale, sa moitié méridionale faisant partie de l'Europe du Sud.
La France est, parmi tous les grands États européens, le plus anciennement constitué, autour d'un domaine royal initialement centré sur l'Île-de-France, sa capitale historique et culturelle est aujourd'hui Paris (après avoir été Versailles par exemple). Elle est membre du Conseil de l'Europe et l'un des pays fondateurs de l'Union européenne, ainsi que de la zone euro et de l'espace Schengen. Elle est l'un des cinq membres permanents du Conseil de sécurité des Nations unies et fait partie de l'Union latine, de l'OCDE, de la Francophonie et du G8.
Les valeurs qu'elle défend et auxquelles elle est très attachée se fondent sur la démocratie et les Droits de l'Homme.
La France est membre de l'OTAN (elle s'est retirée en 1966 de l'organisation militaire intégrée pour y revenir partiellement en 2002) et dispose de la dissuasion nucléaire.
Son économie est de type capitaliste avec une intervention étatique non négligeable depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, ce qui lui a permis de constituer des champions industriels internationaux. Néanmoins les réformes successives ont entraîné un désengagement progressif de l'État ces trente dernières années.
Culturellement, la France est le pays du cartésianisme et le berceau du Siècle des Lumières qui catalysa les révolutions française et américaine, son art de vivre est légendaire et sa gastronomie de réputation mondiale.
C'est un pays présentant de nombreuses langues vernaculaires de grandes diversités.
[modifier] Géographie
- Articles détaillés : Géographie de la France et Environnement en France.
La France métropolitaine est localisée en Europe occidentale (voir la liste de points extrêmes de la France). La France possède aussi des territoires, sous différents statuts administratifs, en dehors du territoire européen : en Amérique du Nord, dans les Antilles, en Amérique du Sud, dans l'océan Indien, dans le nord et le sud de l'océan Pacifique et en Antarctique. Elle partage en métropole 2 970 km de frontières terrestres avec huit pays limitrophes : Espagne (650 km), Belgique (620 km), Suisse (572 km), Italie (515 km), Allemagne (450 km), Luxembourg (73 km), Andorre (57 km), Monaco (4,5 km). Mais aussi en Guyane 580 avec le Brésil et 520 avec le Suriname. Une frontière longue de 10,2 km (mais non matérialisée) sur l'île de Saint-Martin aux Antilles, sépare la partie française de celle sous souveraineté des Pays-Bas. Enfin la Terre Adélie (TAAF) revendiquée par la France est enclavée dans une partie de l'Antarctique revendiquée par l'Australie.
Les côtes françaises présentent quatre façades maritimes tournées vers la mer du Nord, la Manche, l'océan Atlantique et la mer Méditerranée, ce qui fait de la France un carrefour de cultures et de communications unique en Europe.
La France métropolitaine a une grande variété de paysages, entre les plaines côtières situées dans le nord et l'ouest et les chaînes de montagnes dans le sud-est (les Alpes) et le sud-ouest (les Pyrénées). Les Alpes françaises possèdent le point le plus haut d'Europe de l'Ouest, le mont Blanc, qui culmine à 4 810 m. Il existe aussi d'autres régions montagneuses plus anciennes, telles le Massif central, le Jura, les Vosges, le massif armoricain et les Ardennes qui sont assez rocheuses et boisées. La France bénéficie également d'un réseau fluvial étendu qui est composé principalement par la Loire, le Rhône (source en Suisse), la Garonne (source en Espagne), la Seine et une partie des cours du Rhin, de la Meuse, et de la Moselle ainsi que la Somme, et la Vilaine qui constituent leurs propres bassins fluviaux.
[modifier] Démographie
- Article détaillé : Démographie de la France.
La France compte près de 62 millions d'habitants en 2006 soit environ 1% de la population mondiale. Un recensement national général était organisé à intervalles réguliers depuis 1801, en 2004 le recensement devient permanent.
La croissance démographique française est l'une des plus dynamiques d'Europe, combinant un taux de natalité supérieur à la moyenne européenne et un solde migratoire positif.
La pyramide des âges voit depuis le début du XXIe siècle sa structure évoluer avec une augmentation progressive de la population la plus âgée, en raison à la fois de la progression de l'espérance de vie et de l'arrivée vers le troisième âge de la génération du baby boom (ce phénomène est parfois appelé papy boom).
[modifier] Histoire
- Article détaillé : Histoire de France.
[modifier] Élaboration du concept moderne de « France »
Francia désigne à l'origine la région du nord de l'Europe, peuplée, ou plutôt dominée, par un peuple de guerriers germaniques qui se nomment eux-mêmes les Francs. Francia n'a alors pas une connotation politique mais plutôt géographique ou sociologique, comme Maghreb ou Balkans au XXIe siècle. Le peuple franc est avant tout un peuple de guerriers qui élit un chef de guerre nommé roi des Francs, et se placent librement sous son autorité pour les affaires militaires. La guerre étant considérée comme la valeur par excellence de l'homme libre, franc finit par devenir synonyme de libre.
De l'organisation franque découle le système féodal.
En 1204, le mot Francia désigne, pour la première fois, le territoire sur lequel s'exerce l'autorité de ce roi des Francs, qui commence sporadiquement à se nommer rex Francie. Cette autorité se limite encore à celle qu'autorise le lien de vassalité, et ne porte donc que sur les seigneurs eux-mêmes, à l'exclusion de leurs territoires, de la population de ceux-ci, et même des propres vassaux de ces seigneurs. On peut donc par exemple rapprocher cet événement de l'utilisation à partir de 1957 d'Europe dans un sens politico-économique. Ceci ouvre toutefois la porte au concept d'une autorité civile du roi sur un territoire. Mais il faudra attendre le XVe siècle pour que ce concept soit reconnu, bon gré mal gré, sinon accepté (guerre folle), par la plupart des seigneurs.
Au début du XVIe siècle le concept de "chose publique" fait une réapparition timide après avoir disparu avec la chute de l'empire romain. En 1499, le contrat de mariage du roi de France, qui dispose de la propriété de la France, tente, sans succès, de constituer un engagement non seulement entre les signataires, mais aussi entre leurs descendants, et même leurs successeurs.
C'est aussi vers cette époque qu'un embryon d'État commence progressivement à se mettre en place. Jusqu'au milieu du XVIe siècle, le roi est un nomade qui se déplace avec toute son administration, ne restant jamais plus de quelques semaines dans la même résidence, ce qui limite singulièrement les possibilités de centralisation des fonctions étatiques.
Au début du XVIIe siècle, la politique étrangère de la France commence à dépasser les seules agressions militaires directes. Richelieu introduit la diplomatie comme une façon de faire mener ses guerres par d'autres pays.
La révolution française constitue l'acte de naissance de la Nation française, et du peuple français en tant qu'acteur politique. Il ne s'agit alors pourtant encore que de concepts tout théoriques. Ce sont les guerres napoléoniennes, et surtout les grandes guerres de 1870, 1914 et 1939 qui vont faire de la Nation française une image mentale partagée par les Français. Et ce sont les difficultés économiques liées à la mondialisation du début et de la fin du XXe siècle qui vont exacerber (comme dans le reste de l'Europe) ce sentiment national en un nationalisme.
[modifier] Sur l'indépendance de la France
Le terme d'indépendance n'est pas pertinent s'agissant d'un pays qui n'est pas issu de la séparation d'une entité englobante ou dominante. La date habituellement donnée (843) correspond à la définition d'un partage appuyé sur la première mention d'une différence linguistique entre la Francie de l'est (future Allemagne) et la Francie de l'ouest (future France)
En toute rigueur, la France ne reconnaissant pas la légitimité du régime de Vichy, et la communauté internationale n'ayant reconnu qu'au cours de l'été 1944 les entités qui, selon de Gaulle, avaient assuré la continuité de la république (entités qui ne gouvernaient ni de fait ni de droit), la France de Vichy est donc considérée comme illégitime et la date de l'indépendance (postérieure à la libération) peut être fixée entre le 3 juin 1944 et le 25 août 1944 (création du gouvernement provisoire de la République française, transfert des prérogatives de l'Allied Military Government of Occupied Territories à celle ci, discours de De Gaulle à l'hôtel de ville de Paris convaincant les grandes puissances de reconnaître le GPRF).
[modifier] Protohistoire
La France actuelle, pays de culture latine, occupe la plus grande partie des anciennes Gaules celtiques, conquises par Jules César, mais elle tire son nom des Francs, un peuple germanique, dont le nom signifie « hommes libres », qui se forma tardivement et s'installa sur une partie des terres de l'Empire romain. Ils y fondèrent plusieurs royaumes, sans réussir cependant à imposer leur langue et leur culture à la population en majorité gallo-romaine.
Du IVe au XIIIe siècle, l'espace de la France actuelle est constitué d'une multitude de domaines fonciers de tailles diverses, mais généralement minuscules, dont les tenanciers jouissent d'une indépendance de fait à peu près complète. Les relations entre ces seigneurs sont régis par des liens dont le pivot central, élu rex Francorum, roi des Francs, par les plus puissants d'entre eux, est fréquemment, du moins dans un périmètre qui correspondra à celui des langues d'oïl, le chef d'un domaine de quelques dizaines de kilomètres de diamètre qui entoure ou est proche de Paris.
Épisodiquement et pour quelques années ou dizaines d'années, certains de ces seigneurs étendent leur domaine sur une surface sensiblement plus considérable, de l'ordre d'une région actuelle voire plus. Quelques rois des Francs sont dans ce cas, permettant aux historiens dynastiques des générations ultérieures de justifier les prétentions de leurs employeurs.
[modifier] Clovis et les Mérovingiens
Une grande partie des régions constituant la France actuelle sont réunies sous Clovis en 507 (réunion sous la domination franque, ou regnum francorum, des Alamans, des Burgondes et des Wisigoths au nord des Pyrénées). Ce « royaume des Francs » qui s'exerce sur ce que l'on appelait encore la Gaule tire sa légitimité et son unité de sa romanité culturelle. Mais il est partagé puis réuni à de multiples reprises au gré des héritages des héritiers de Clovis (dynastie des Mérovingiens). Ces royaumes ultérieurs s'appellent Neustrie (Paris), Austrasie (Metz), Bourgogne (Chalon), Aquitaine (Bordeaux).
[modifier] Charlemagne et les Carolingiens
À partir du milieu du VIIIe siècle Pépin le Bref, roi des Francs non mérovingien, étend considérablement le royaume des Francs, bientôt érigé en Empire par son fils Charlemagne et son petit-fils Louis le Pieux. Après la mort de Louis, son domaine est partagé en trois parties où l'autorité centrale s'effondre rapidement, ramenant l'organisation de la région à la situation antérieure : la Francia orientalis (à l'est), la Francia occidentalis (à l'ouest) et entre les deux l'éphémère Lotharingie, domaine d'un empereur très théorique. La partie orientale correspond à ce qui devint plus tard l'Allemagne et la partie occidentale, à la France.
C'est de 842, avec les serments de Strasbourg passés entre les petits-fils de Charlemagne, que date la source la plus ancienne attestant l'usage de deux langues différentes de part et d'autre du Rhin (le tudesque et le roman). Ce texte a donc souvent été présenté comme l'acte fondateur de la France (et de l'Allemagne).
Des descendants de Charlemagne — les Carolingiens — conservent une influence symbolique sur des territoires correspondant très grossièrement à la France jusqu'en 987, date à laquelle le duc Hugues Capet est élu roi des Francs.
[modifier] Monarchie capétienne
Hugues, en modifiant les règles de succession, crée les conditions qui vont permettre la constitution de la France. Ses descendants, les rois capétiens, étendent progressivement le domaine royal, consolident la royauté franque malgré l'opposition des Plantagenêt, qui se matérialise par la guerre de Cent Ans. Mais ce n'est qu'à la fin du XIIe siècle que Philippe Auguste étend pour la troisième fois en un millénaire l'autorité du roi des Francs des Pyrénées à la Manche. C'est à cette époque qu'on commence à employer l'expression royaume de 'France', et que celui-ci acquiert un poids comparable à celui de l'Angleterre ou du Saint Empire romain germanique. Et ce n'est qu'au XVe siècle, avec Louis XI, que cette autorité devient incontestable. Les Capétiens règnent alors sur la France, en trois dynasties successives (Capétiens directs, Valois et Bourbons), jusqu'en 1792 lorsque Louis XVI est déposé lors de la Révolution française, puis durant un intermède de trente ans, de 1814 à 1848.
À la fin du Moyen Âge l'Espagne des rois catholiques et les possessions des Habsbourg s'unissent, ce qui donne naissance à l'empire de Charles Quint. François Ier et son fils Henri II luttent contre cette nouvelle puissance avec des succès et des revers. Mais, les guerres de religion générées par la réforme de l'Église et favorisées par l'or espagnol et la faiblesse des derniers Valois (François II, Charles IX, Henri III) occultent la France du théâtre européen.
Il faut attendre Henri IV, puis Louis XIII et son ministre Richelieu pour que la prépondérance espagnole soit remise en cause au profit de la France. Malgré la disparition prématurés de ces acteurs, l'équilibre des forces est ainsi rétabli puis renversé, par de grands politiques comme Mazarin, notamment en 1648 (traité de Westphalie) et 1659 (traité des Pyrénées), alors que Louis XIV n'a pas sa majorité. La période suivante est la plus brillante dans l'histoire de France. De Louis XIV à Napoléon (1659-1815), la situation de la France est prépondérante sur les plans démographique, militaire, diplomatique et culturel. De graves difficultés financières se font toutefois jour suite à des aventures militaires coûteuses (guerres de succession d'Espagne et d'Autriche, Guerre de Sept ans, appui militaire à la Révolution américaine), qui, si elles s'avèrent parfois avantageuses politiquement, n'en laissent pas moins les caisses royales en piteux état. Le manque de détermination de Louis XV et Louis XVI conduit à une impasse financière que des États généraux doivent résoudre. Le Tiers état, et notamment en son sein la bourgeoisie, prend ainsi conscience de son poids, face à la Noblesse et au Clergé, et fait savoir que de nombreuses réformes sont nécessaires (l'égalité devant l'impôt notamment). La révolte populaire du 14 juillet 1789 en accentue l'urgence en transformant le mouvement en Révolution.
À la suite de la Révolution de 1789, la monarchie absolue est abolie et la monarchie parlementaire mise en place les 3 et 14 septembre 1791, mais, le 10 août 1792, celle-ci est renversée.
Au cours du règne des Capétiens, le royaume aura été successivement étendu par l'habile politique de nombre d'entre eux :
- Comté de Toulouse en 1271 après la Croisade contre les Albigeois,
- Dauphiné en 1349 par acquisition,
- Guyenne en 1453 sous Charles VII
- Picardie et Bourgogne sous Louis XI en 1492,
- Anjou, Maine et Provence sous Louis XI par héritage du Roi René en 1498,
- Bourgogne sous François Ier en 1529 au traité de Cambrai
- Bretagne par mariage d'Anne de Bretagne avec Charles VIII puis avec Louis XII, union en 1532,
- Metz, Toul, Verdun et Calais, en 1559 au traité de Cateau-Cambrésis sous Henri II
- Bresse et Bugey sous Henri IV en 1601
- Béarn sous Louis XIII en 1620
- Alsace, Roussillon, Flandre wallonne, Franche Comté, Artois sous Louis XIV avec les traités de Westphalie (1648), des Pyrénées(1659), d'Aix la Chapelle (1668) et de Nimègue (1678)
- Lorraine sous Louis XV par mariage avec Marie Leszczyńska, union en 1766.
- Corse également sous Louis XV en 1768
Dans le domaine colonial, leur bilan est toutefois mitigé: malgré un bon départ en Amérique avec l'expédition de Jacques Cartier sous François 1er, une implantation réussie aux Antilles, en Louisiane, et au Sénégal sous Louis XIV, le manque de détermination de Louis XV a conduit à de graves échecs devant les Anglais en Inde et au Canada, et, ainsi, à la perte presque complète de ces territoires.
[modifier] Révolution française
- Article détaillé : Révolution française.
[modifier] Chute de la monarchie
De 1789 à 1792, avec la réunion des États généraux, puis avec la prise de la Bastille le 14 juillet 1789, on assiste à l'insurrection du tiers état contre la noblesse qui aboutit à la chute de la monarchie, le 10 août 1792.
La Révolution française est aussi à l'origine de la Déclaration des Droits de l'homme et du citoyen de 1789, et de la promotion des idéaux de liberté, égalité, fraternité.
L'ébullition révolutionnaire conduit à une succession de régimes (République de la Convention, Directoire, Consulat, Empire) en conflit quasi permanent avec les autres pays européens inquiets d'une propagation des idées républicaines, pourtant déjà largement appliquées dans les jeunes États unis d'Amérique . Ces conflits, encouragés par les Émigrés royalistes français, entraînent le retour des Bourbons en 1815 avec Louis XVIII puis Charles X. Tout d'abord soucieux de rétablir l'unité nationale (octroi d'une Charte, référence au "bon roi" Henri IV réconciliateur de la fin des guerres de religions), ils se coupent de l'appui populaire par des politiques peu soucieuses de progrès social. La Révolution de 1830 ne marque pas, pourtant, la fin de la monarchie, puisque l'habileté d'un Louis-Philippe d'Orléans, appuyé par une bourgeoisie ayant conservé un mauvais souvenir des conditions économiques sous la République (inflation, blocus), crée les conditions de sa prise de pouvoir. L'agitation sociale reprend pourtant rapidement (révolte des Canuts à Lyon en 1834) attisée par des crises économiques fréquentes. Le peu d'ambition extérieure du régime, hormis en Algérie, fait également le jeu des nostalgiques de l'Empire représentés par le neveu de Napoléon Ier, Louis Napoléon, qui ne fait pas mystère de ses objectifs (tentative de débarquement à Boulogne). Pour autant, c'est plutôt le courant romantique, avec Lamartine, qui canalise le mieux le mécontentement (organisation de banquets permettant de contourner l'encadrement sévère des manifestations publiques) qui conduit aux journées de février 1848 entraînant la fuite du roi. Le retour des Bourbons est ensuite envisagé régulièrement après la chute de Napoléon III, mais leur intransigeance, notamment en 1875 (remplacement du drapeau tricolore par le drapeau à fleurs de lys), les coupe d'un soutien politique suffisant.
[modifier] Première République et Premier Empire
La première République est proclamée le 21 septembre 1792 par la Constitution de l'an I mais celle-ci ne sera jamais mise en pratique. Le pouvoir est en réalité détenu par un gouvernement révolutionnaire (la Convention). Le 22 août 1795 la Constitution de l'an III est promulguée, c'est le Directoire. Puis, le 13 décembre 1799, la Constitution de l'an VIII instaure le Consulat et une confusion des pouvoirs. Elle est suivie le 18 mai 1804 de celle de l'an XII, mettant en place le premier Empire. Sous le Premier Empire, la France contrôle brièvement la majeure partie de l'Europe mais s'épuise dans sa lutte contre le Royaume-Uni, la Prusse, l'Autriche, la Russie et la guérilla espagnole.
[modifier] La Restauration
À la fin du premier Empire, en 1814, la monarchie est rétablie avec la Charte du 4 juin 1814. Napoléon Ier revient au pouvoir d'avril à juin 1815 mais après cette période de Cent-Jours, le roi, Louis XVIII, est réinstallé sur son trône. Le 14 août 1830, à la suite de la révolution des Trois Glorieuses, qui a lieu les 27, 28 et 29 juillet 1830, une nouvelle Charte est promulguée.
[modifier] Deuxième République et Second Empire
En 1848, la monarchie est une nouvelle fois renversée et la deuxième République est promulguée le 4 novembre. C'est un régime présidentiel qui est instauré.
Le 2 décembre 1851, le président de la République, Louis-Napoléon Bonaparte, neveu de Napoléon 1er, organise un coup d'État. Le 14 janvier 1852, il est nommé empereur sous le nom de Napoléon III, l'Aiglon, décédé, étant considéré comme son prédécesseur, en raison de son règne théorique après l'abdication de Napoléon 1er. Sous le Second Empire, le pays connaît les débuts de la deuxième industrialisation, impulsée par des orientations économiques libérales, fondées sur des constructions capitalistiques fortement structurantes (banques d'affaires, compagnies de chemin de fer et maritimes, industries lourdes et textiles, grands magasins, etc.). Sur le plan de la politique extérieure, Napoléon III a l'habileté de s'accorder la confiance, non évidente a priori, de la Grande-Bretagne (guerre de Crimée) qui permet d'assoir l'influence de la France au Proche-Orient (protection des Lieux saints, canal de Suez). Par ailleurs, son action en Italie, contre l'Autriche, est couronnée de succès tant dans l'objectif de s'assurer un allié durable, que dans celui de réunir définitivement à la France des régions du Piémont (Savoie, Nice). Néanmoins, de graves revers en Amérique (échec de la constitution d'un Empire du Mexique, mauvaise perception des enjeux de la guerre de Sécession) ternissent considérablement l'image du régime, et renforcent une opposition extérieure (Victor Hugo) et intérieure. Le pari de la lutte contre la Prusse pour retrouver un certain lustre à l'Empire, précipite en fait sa chute. Il se termine ainsi en 1870 après la défaite de Sedan. La perte de l'Alsace-Lorraine et les considérables indemnités dues à l'Empire allemand créé à la faveur de l'avantage pris par la Prusse, conduisent à un ressentiment national fort (la Revanche).
[modifier] Troisième République
La Guerre de 1870 entraîne la chute du Second Empire et le retour à la république, après l'insurrection de la Commune de Paris. Le Second Empire avait évolué vers un régime parlementaire, et son héritage sera en partie repris par la IIIe République.
Proclamée le 4 septembre 1870 lors de l'insurrection qui entraîna la fuite de la famille impériale, la république est juridiquement décidée par le décret du 17 février 1871. Elle est dans son organisation provisoire un régime qui se cherche, en évoluant lentement vers un régime parlementaire. Les lois constitutionnelles de 1875 donnent son visage définitif au régime, qui semble à première vue relativement équilibré. La pratique des institutions en fera cependant un régime d'assemblée.
Sous la Troisième République, la France conquiert un vaste empire colonial (Afrique occidentale et équatoriale, Indochine). La IIIe République prend fin le 10 juillet 1940 après l'attribution par vote des pleins pouvoirs au maréchal Pétain pendant la Seconde Guerre mondiale. Celui-ci remplace la république par un État français contesté par la France libre du Général de Gaulle jusqu'en 1944.
Sortie victorieuse, mais au prix de souffrances démographiques et économiques immenses de la Première, puis rattachée in-extremis au camp vainqueur de la Seconde Guerre mondiale, la France, située du côté ouest du rideau de fer, bénéficie de l'expansion des Trente glorieuses.
[modifier] Quatrième République
À la suite de la Seconde Guerre mondiale, la quatrième République est promulguée le 27 octobre 1946, mais elle fait face à de graves difficultés dans l'Empire colonial, d'abord en Indochine, puis en Algérie. En Indochine, la politique de transfert de souveraineté aux aristocraties locales semblent un temps porter ses fruits, mais un environnement très déstabilisé (Guerre froide, arrivée au pouvoir de Mao Zedong), en focalisant les luttes d'influence sur ce territoire, ne permet pas le retour à la paix après l'indépendance du Viêt Nam. En Afrique du Nord, la quatrième république est confrontée à des situations différentes en fonction des territoires. Si, au Maroc et en Tunisie, elle arrive à transférer les pouvoirs aux structures préservées dans le cadre du protectorat, en Algérie, une colonisation plus ancienne et plus forte, ainsi que des intérêts économiques considérables (pétrole, gaz, agriculture) conduisent à une lutte marquée entre partisans et adversaires de l'indépendance, y compris en métropole. L'instabilité gouvernementale qui en résulte, génère finalement une crise qui conduit à un changement de constitution.
[modifier] Cinquième République
La Constitution de la Ve République, rédigée sous l'influence du général de Gaulle et de Michel Debré, est adoptée le 4 octobre 1958. Elle met en place une république semi-parlementaire qui s'avère mieux résister aux instabilités que les républiques parlementaires précédentes.
Depuis les années 1960, la réconciliation, puis la coopération avec l'Allemagne ont permis à la France de jouer un rôle de moteur dans la construction européenne, notamment avec la Communauté économique européenne. Elle est devenue l'un des principaux pays de l'Union européenne, partisan d'une Europe politique forte.
[modifier] Politique
- Article détaillé : Politique de la France.
La France est une République unitaire constitutionnelle, "indivisible, laïque, démocratique et sociale" (article Ier de la Constitution de 1958) à régime semi-présidentiel. La réforme constitutionnelle de mars 2003 a impulsé une décentralisation.
Avant 1962, le président de la République française était élu au suffrage universel indirect par un collège électoral élargi. Celui-ci était élargi pour éviter la prépondérance du pouvoir législatif sur le pouvoir exécutif qui s'était produit sous IVe République et qui avait provoqué le blocage des institutions. En novembre 1962, le président de la République a demandé par référendum qu'il soit élu au suffrage universel direct, en utilisant l'article 11 de la Constitution et non l'article 89 de celle-ci. L'article 11 permet de soumettre au référendum des lois sur les pouvoirs publics, sur l'organisation des institutions ou encore sur les traités internationaux tandis que l'article 89 permet de soumettre une révision constitutionnelle au peuple mais après l'accord du Parlement réuni en Congrès. Ce choix a entraîné le renversement du gouvernement Pompidou par une motion de censure. Cette motion de censure est la seule de la Ve République à avoir réussi.
Dans la Constitution de la Ve République, le pouvoir exécutif est renforcé au détriment du pouvoir législatif. Le président a acquis des pouvoirs propres tels que le droit de dissolution de l'Assemblée nationale (article 12 de la Constitution), le droit de soumettre au peuple un référendum (article 11 de la Constitution), le pouvoir de nommer le Premier ministre (article 8 de la Constitution) ou encore le droit de message au Parlement (article 18 de la Constitution). En ce qui concerne le gouvernement, celui-ci détermine et mène la politique de la nation. Il dispose également du pouvoir réglementaire lui permettant de faire adopter des lois. Il fixe également les 3/4 des ordres du jour à l'Assemblée nationale.
Depuis la réforme constitutionnelle de 2001, le président de la République est élu pour cinq ans au suffrage universel direct (7 ans auparavant). Il nomme le Premier ministre.
Le Parlement est constitué de l'Assemblée nationale, réunissant 577 députés, et du Sénat, comprenant actuellement 331 sénateurs (il y en aura 346 en 2010) élus pour six ans au suffrage indirect et renouvelé de moitié tous les trois ans (à partir de 2010). Les Français de l'étranger voient leurs intérêts défendus auprès du Parlement par l'Assemblée des Français de l'Étranger.
Voir aussi : Liste des présidents de la République française, État unitaire.
[modifier] Puissance militaire
- Article détaillé : Armée française.
La France fait partie des cinq pays qui sont juridiquement reconnus comme « États dotés de l'arme nucléaire » par le Traité de non-prolifération nucléaire. L'armée française est, avec celle du Royaume-Uni, l'une des plus dotées financièrement en Europe. En effet, à elles deux, elles représentent plus de 40 % des dépenses militaires de l'Union européenne. La France lui consacre 2,5 % de son PIBréf. nécessaire, là ou ses homologues européens (hors Royaume-Uni) accordent 1,5 % de leur PIB.
L'armée française est divisée en quatre armes principales :
- l'Armée de terre,
- la Marine nationale,
- l'Armée de l'air,
- la Gendarmerie nationale.
Depuis 1996, l'armée est devenue professionnelle et le service militaire réduit à une journée d'appel (mixte). D'une capacité de plus de 330 000 hommes, elle est déployée à travers le monde notamment au Kosovo, en Côte d'Ivoire, dans ses territoires d'outre-mer, mais également au Moyen-Orient où elle assure un maintien de la paix, ou une sécurisation de ses moyens d'approvisionnement en pétrole notamment. Elle mobilise également plus de 1 000 hommes dans le cadre du plan Vigipirate.
[modifier] Économie
- Articles détaillés : Économie de la France et Liste des grandes entreprises françaises.
Économie de la France |
|
|
La France est la 6e puissance économique mondiale, derrière les États-Unis, le Japon, l'Allemagne, la Chine, et le Royaume-Uni avec un PIB de 2 118 milliards de dollars (valeur 2005 au prix et taux de change courants). Toutefois, son rang européen pour le PIB par habitant n'est que 9e sur 25 d'après Eurostat (17e à l'échelle mondiale), l'organe officiel des statistiques européennes. Elle est le quatrième exportateur mondial, le premier pour les services, le second pour les produits agricoles et agro-alimentaires, derrière les États-Unis. Elle est la première destination touristique mondiale avec plus de 80 millions de visiteurs par an.
L'économie française est principalement une économie de services. Le secteur tertiaire occupe 72 % de la population active, tandis que le secteur primaire (agriculture, pêche) n'en représente plus que 4 % et le secteur secondaire (industrie) 24 %.
Le taux de chômage a progressé de 0,4 % en Août 2006 pour s'établir à officiellement 2,445 millions de demandeurs d'emploi (9 % de la population active). Ce chômage structurel est l'un des plus élevés d'Europe, alors que depuis 30 ans ce problème est officiellement la priorité gouvernementale quel que soit le parti au pouvoir. Le chômage touche particulièrement les Français d'origine étrangère et les jeunes.
Le déficit commercial pour avril 2005 est de 3,2 milliards d'euros. Entre avril 2004 et avril 2005, il représente 17,4 milliards d'euros (source : Le Monde, 10 juin 2005).
La dette publique selon les critères de Maastricht se monte à 1066 milliards d'euros pour 2004 soit 67 % du PIB et le déficit annuel à 3,0 % du PIB.
Le déficit budgétaire français se creuse en avril 2005 : les dépenses ont augmenté et s'établissent à 108,08 milliards d'euros ; les recettes ont diminué à 77,520 milliards d'euros. D'après le ministère des finances, le déficit s'établit à 42,350 milliards d'euros en avril 2005.
Son organisation est de type capitaliste avec une intervention étatique non négligeable depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, ce qui lui a permis de constituer des champions industriels internationaux. La France fabrique ainsi les trains les plus rapides du monde, dispose d'une industrie automobile puissante ( Peugeot-Citroën,Renault), a constitué le premier groupe mondial de construction de centrales nucléaires, coopère aux groupes aéronautiques et aérospatiaux Airbus, Eurocopter, Ariane, abrite le groupe indépendant d’aéronautique militaire Dassault, des groupes pharmaceutiques mondialement réputés (Sanofi Aventis, Institut Pasteur), quelques uns des premiers groupes mondiaux de l’industrie agroalimentaire, assis sur la puissance de son agriculture et l’excellence de sa gastronomie, et de l’industrie du luxe, développe une industrie du BTP puissante (Bouygues, Eiffage), est une destination touristique parmi les premières du monde (selon les critères retenus), une industrie cinématographique de qualité.
[modifier] Énergie
La France est le second producteur d'énergie nucléaire du monde derrière les États-Unis.
Répartition de la production d'électricité totale[1] :
- énergie nucléaire : 85%,
- énergies renouvelables : 14%,
- pétrole et gaz naturel : 1%.
[modifier] Spiritualité
-
- Voir aussi la Catégorie:Religion et mouvement religieux en France
Constitutionnellement, la France est un État laïc. Par principe donc, l'État français s'interdit les recensements à caractère religieux. L'une des études faisant foi dans ce domaine est celle menée tous les trois ans par l'institut CSA. En 2004, l'enquête sur un échantillon de 18 068 personnes, donne les résultats suivants :
- 62 % des Français se déclarent catholiques (69% en 2001), soit environ 30 millions d'adultes contre 4 millions d'adultes pour toutes les autres religions. La majorité de ceux qui se déclarent catholiques ne sont pas pratiquants ;
- 26 % athées ou agnostiques ;
- 6 % musulmans ;
- 2 % protestants ;
- 1 % juifs ;
- 3 % autres ou ne se prononcent pas.
Un sondage IFOP d'avril 2004 indique que 44 % des Français déclarent ne pas croire en Dieu. Ils étaient 20 % en 1947.
[modifier] Culture
- Articles détaillés : Culture de la France, Langues régionales de France et Jour férié.
La culture française est riche, diversifiée et ancienne, et reflète ses cultures régionales et l'influence des vagues d'immigration de toutes époques. Sa capitale, Paris - Ville-Lumière -, a longtemps été un foyer culturel important, accueillant les artistes de toutes origines, et abrite actuellement des musées consacrés à une grande variété de thèmes (notamment au sein du musée du Louvre).
Berceau du cartésianisme, du Siècle des Lumières et de l'automobile (à Lyon et Paris avec Stuttgart), la culture française a légué au Monde la langue des diplomates, une certaine conception universelle de l'Homme (parfois jugée un peu franco-centrée), de nombreuses réalisations techniques et médicales et un art de vivre ancestral que favorise une terre fertile et accueillante "bénie des Dieux".
Après avoir inventé le cinéma à Lyon et défendant avec ardeur son exception culturelle, la France développe une industrie cinématographique de qualité qui reste en Europe la seule à résister modestement à la machine hollywoodienne.
Présente dans tous les compartiments de l'art :
- sculpture : voir l'article dédié : Sculpture française,
- peinture : voir les peintres français,
- architecture : voir les architectes français,
- musique : voir l'article dédié : Musique française,
- littérature : voir les articles dédiés : littérature française,
- cuisine : voir l'article dédié : Cuisine française,
la culture française continue de rayonner au sein de la Francophonie qui lui fournit également des contributeurs francophiles d'exception.
| Date | Nom | Remarques |
|---|---|---|
| 1er janvier | Jour de l'an | Premier jour de l'année ; Pour les catholiques, fête de Sainte Marie Mère de Dieu (avant le concile Vatican II, Circoncision de Jésus-Christ.) |
| Avant-veille de Pâques | Vendredi Saint | Jour férié chrétien supplémentaire spécifique aux départements de la Moselle, du Bas-Rhin et du Haut-Rhin |
| Lendemain du dimanche de Pâques. | Lundi de Pâques | Pâques (fête chrétienne commune aux catholiques et aux protestants) est le premier dimanche qui suit la première pleine lune de printemps. |
| 1er mai | Fête du Travail | Commémore la ratification de la journée de travail de 8 heures; traditionnellement le jour de nombreuses manifestations syndicales et politiques en France. (Depuis 1947, l'appellation "Fête du Travail" n'est que coutumière, i.e. non officielle). |
| 8 mai | Fête de la Victoire | Commémoration de la capitulation allemande et de la fin de la Seconde Guerre mondiale en Europe (1945). |
| 22 mai | Abolition de l'esclavage | dans le département de la Martinique uniquement |
| Jeudi 40 jours après Pâques | Ascension | Fête chrétienne célébrant la montée de Jésus aux cieux |
| Septième dimanche après Pâques et le lundi suivant. | Pentecôte (et Lundi de Pentecôte) | Fête chrétienne célébrant la descente du Saint-Esprit parmi les apôtres.
Même si cette journée est encore reconnue comme fériée, le Lundi de Pentecôte a été choisi (sauf arrêté ou arrangement salarial) comme journée de solidarité et est donc depuis 2005 considéré comme travaillé (sans rémunération) |
| 14 juillet | Fête nationale | Commémoration de la Fête de la Fédération du 14 juillet 1790 (elle-même anniversaire de la prise de la Bastille en 1789). |
| 15 août | Assomption | Fête catholique célébrant la montée de la Vierge Marie aux cieux |
| 1er novembre | Toussaint | Fête de tous les saints de l'Église catholique |
| 11 novembre | Armistice 1918 | Commémoration de l'armistice mettant fin à la Première Guerre mondiale |
| 20 décembre | Abolition de l'esclavage à la Réunion | Jour férié supplémentaire spécifique au département de la Réunion |
| 25 décembre | Noël | Naissance de Jésus-Christ |
| 26 décembre | Saint-Étienne (lendemain de Noël) | Jour férié supplémentaire spécifique aux départements de la Moselle, du Bas-Rhin et du Haut-Rhin |