Fusil
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Le fusil est un type d'arme à feu pourvu d'un canon long et d'une crosse d'épaule.
À l'origine le terme fusil désignait une petite pièce de métal destinée à produire des étincelles en frappant une pierre de silex, utilisée pour déclencher le tir en mettant le feu aux poudres des arquebuses. Par synecdoque, le terme finit par désigner l'arme toute entière.
Les ancêtres du fusil sont la couleuvrine à main, l'arquebuse (fin XVe s) et le mousquet (du XVIe au XVIIIe s).
La carabine est une arme d'épaule proche du fusil, présentant néanmoins des dimensions, une puissance et une portée moindres.
En ce qui concerne les armes de chasse modernes le terme fusil désigne une arme à un ou plusieurs canons lisses, destinée principalement au tir de cartouches contenant plusieurs plombs (projectiles sphériques en plomb, acier ou autre métal) et carabine est réservé à toute arme longue à canon(s) rayé(s) destinée au tir de munitions à projectile unique généralement de forte puissance.
On peut distinguer plusieurs types de fusils en fonction de leurs types d'âmes de canons, d'architectures et d'usages.
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[modifier] Type d'âme du canon
[modifier] Canon à âme lisse
L'âme (paroi interne) du canon de tous les plus anciens fusils était lisse. Par la suite et à présent seuls les fusils de chasse destinés à tirer des plombs de chasse, c'est-à-dire des projectiles multiples placés dans la même munition donc simultanément tirés au moyen d'un seul canon, ont conservé une âme lisse puisque les rayures n'ont aucun effet sur une gerbe de plombs. Cette dernière, dont le diamètre augmente à mesure de sa progression, maximise la probabilité de toucher une petite cible en mouvement même après un temps de visée très court. La portée utile de ces fusils de chasse, de fort calibre, ne dépasse guère 50 mètres. De nombreuses munitions intégrant des plombs chacun plus ou moins gros sont disponibles.
Note : les fusils dits de grande chasse ne relèvent pas de cette catégorie car tirent des balles classiques. En toute rigueur il faudrait les appeler carabines.
[modifier] Choke (rétreint)
Afin d'assurer une concentration plus ou moins prononcée de la gerbe ces fusils de chasse sont généralement resserrés à la gueule du canon. L'anglicisme choke désigne les degrés de rétreint (étranglement). Choke ou full choke pour un étranglement maximal, 3/4 choke, 1/2 choke, 1/4 choke, ou lisse.
Il existe, essentiellement pour les groupes d'intervention, des rétreints qui modifient la forme de la gerbe. Plutôt que de simplement jouer sur la dimension d'une gerbe circulaire d'un diamètre plus ou moins, ils applatissent la forme de la gerbe qui prend alors une forme ovale. En fonction des applications, la gerbe peut-être applatie sur le plan horizontal pour maximiser les chances de toucher une cible ou sur le plan vertical pour minimiser les chances de toucher autre chose que la cible visée.
[modifier] Balle
Des cartouches contenant une balle unique, d'un type bien spécifique, peuvent également être employées dans un fusil à canon lisse afin de chasser du gros gibier comme le sanglier. La balle est alors munie d'un dispositif améliorant la stabilité de sa trajectoire, le plus souvent des ailettes lui conférant une rotation que le canon lisse ne peut lui imprimer. Ce type de balle ne peut être tiré d'un canon présentant un choke. Il existe cependant des balles pouvant être tirées dans un canon choké , elles sont alors sous calibrées et enrobées d'un étui plastique capable de se comprimer au passage du choke ( type Brenneke S ou Sauvestre, par exemple )
[modifier] Âme rayée
Les fusils tirant une balle unique offrent une meilleure précision et portée. Des rayures en spirale gravées à l'intérieur du canon calent le projectile, durant sa course dans le canon (balistique intérieure), à distance égale des parois de l'âme afin de réduire le soufflage. Elles lui impriment également un mouvement de rotation assurant une trajectoire plus stable en réduisant la dérive occasionnée par la surpression des gaz sur un éventuel balourd. On trouve des rayures sur toutes les armes à feu contemporaines tirant une balle unique. Elles ne sont pas faites au hasard et leur pas (nombre de tour pour une longueur donnée ou longueur d'un unique tour) doit correspondre très exactement à un type de munition donné, dans les cas extrêmes à un type de balle et de charge. Une arme tirant une munition trop inadaptée à ses rayures présentera une précision dégradée voire une usure accélérée.
[modifier] Type d'architecture
[modifier] Fusil à chargement par la gueule
Les premiers fusils étaient chargés par la gueule, où la poudre noire était tout d'abord versée puis tassée. La balle était ensuite introduite dans le canon, parfois précédée d'un calepin destiné à améliorer l'étanchéité donc à réduire la déperdition de gaz. Des cartouches en papier contenant la poudre et la balle furent développées pour faciliter le rechargement. Le soldat devait la déchirer avec ses dents pour recharger son fusil. L'apparition ultérieure de la cartouche métallique facilita et accéléra le chargement.
Nul ne produit plus de fusil à chargement par la gueule, hormis quelques fabricants de répliques d'armes anciennes. Des études récentes pourraient toutefois remettre cette architecture au goût du jour grâce à des munitions sans étui amorcées électriquement.
[modifier] Fusil à canon basculant
Il s'agit d'un sytème de rechargement particulièrement simple où l'ensemble du (ou des) canon(s) se désolidarise de la culasse et de la platine (arme) du système de percussion en basculant d'un bloc vers l'avant, selon un axe perpendiculaire au plan de l'arme. Chaque canon accueille une cartouche dont l'étui vide peut ou non être extrait voire éjecté lors du basculement. Le tireur place ensuite une cartouche dans le canon et referme l'arme, armant ainsi le mécanisme de percussion.
Cette architecture est celle de nombreux fusils de chasse à âme lisse munis de deux canons juxtaposés ou superposés. Certains modèles rares dits drilling possèdent en plus un troisième canon rayé de calibre conventionnel.
De rares fusils à canon unique rayé, généralement chambrés pour des calibres puissants, fonctionnent également selon cette architecture robuste et peu onéreuse.
[modifier] Fusil à répétition manuelle
La fin du XIXe siècle a vu apparaître des armes à répétition manuelle. Avec ce type d'arme, le rechargement est effectué par une action manuelle effectuée sur une commande quelconque. Certains de ces systèmes perdurent.
[modifier] Fusil à levier
Dans un premier temps, des armes équipées d'un levier placé derrière la détente ont été développées. Le premier modèle (Henry Rifle) nécessitait d'actionner le levier puis d'armer le chien. Des systèmes exécutant les deux opérations en un seul mouvement furent ensuite diffusés, le plus célèbre est celui de la Winchester visible dans de nombreux films westerns. Ces armes n'étaient pas à proprement parler des fusils car, plus légères et moins puissantes, elles répondent à la dénomination de carabine. Des carabines à levier de sous-garde sont toujours vendues mais ne connaissent plus qu'une diffusion anecdotique.
Leur magasin tubulaire (sous le canon) leur interdit de tirer la plupart des munitions de fusil dont la balle à ogive pointue serait en contact avec l'amorce de la munition suivante donc pourrait la percuter lors d'un choc.
[modifier] Fusil à verrou
Les fusils à verrou (bolt action) apparurent vers la moitié du XIXe siècle et s'imposèrent progressivement dans les armées. Dans ce type d'arme, la culasse peut être ouverte et refermée comme un verrou en actionnant un levier dont elle est solidaire. Cette action éjecte l'étui, recharge l'arme et réarme son mécanisme de percussion. Le système est à la fois d'un fonctionnement simple donc facile à réaliser, compact, robuste et peu enclin à s'encrasser. Le verrouillage de la culasse étant particulièrement solide et placé dans le plan du canon, l'arme bénéficie généralement d'une bonne précision. La majorité des fusils à culasse à verrou comprennent un chargeur de faible capacité.
L'emploi du mot verrou dans ce terme est un héritage et n'implique pas que les culasses d'autres types en sont dépourvues.
[modifier] Fusil à pompe
Apparu à la fin du XIXe siècle, le fusil à pompe est une arme équipée d'un canon à âme lisse et d'un magasin tubulaire où les têtes des cartouches, plates et molles, ne risquent pas de percuter. La répétition s'opère en imprimant un mouvement de va-et-vient à la garde avant de l'arme, placée sur un rail monté sous le canon constitué par le chargeur tubulaire. Ce système est plus efficace que le levier de sous-garde car il permet au tireur de recharger l'arme en la gardant épaulée et sans déplacer sa main forte.
[modifier] Fusil à répétition
[modifier] Fusil semi-automatique
Les militaires cherchèrent longtemps à produire un fusil dont le rechargement soit opéré automatiquement de sorte que l'arme tire sans exiger d'autre action qu'une pression sur la queue de détente. Pour cela certains tentèrent d'employer une part de l'énergie de la première cartouche tirée. Les premiers modèles d'armes semi-automatiques apparurent à la fin du XIXe siècle mais ne se sont réellement répandus dans les armées qu'après 1930. Ils augmentaient considérablement la cadence de tir. Leur utilisation est tombée en désuétude dans le courant des années 1950 avec l'apparition du fusil d'assaut, qui tire une munition de puissance intermédiaire à celles du pistolet et du fusil.
[modifier] Fusil automatique
Le premier fusil automatique de dotation apparut durant la Première Guerre mondiale sous l'intitulé de fusil mitrailleur. Pesant (7 à 8 kg) et encombrant, il tenait du fusil conventionnel, dont il tirait la munition, mais également de la mitrailleuse, puisqu'il tirait par rafales. Le fusil-mitrailleur tomba en désuétude en faveur de la mitrailleuse légère, plus puissante, complétée par le fusil d'assaut, moins lourd et plus rapidement mis en action.
[modifier] Type d'usage
[modifier] Fusil de tir de précision
Il s'agit le plus souvent de modèles équipés d'une lunette optique qui permet de distinguer sa cible à longue distance. Pour plus de détails, voir l'article fusil de précision.
[modifier] Fusil de chasse
Les armes à feu et notamment les fusils pour leur précision sont utilisés pour la chasse depuis longtemps. Leur forme est très variable en fonction du gibier. Ils sont généralement assez encombrants et ont une cadence de tir réduite et/ou un magasin de faible capacité
- fusil de chasse à âme lisse : composé d'un ou deux canons de gros calibre non rayés éventuellement munis d'un système de rechargement manuel ou semi-automatique, tirant des cartouches contenant des plombs (petit gibier) ou une balle (gros gibier). Afin de concentrer la gerbe de plomb, le canon est souvent resséré à la gueule. On utilise alors l'anglicisme choke (étranglement) : pas de choke, 1/4 de choke, 1/2 de choke, 3/4 de choke ou choke.
- Les canons peuvent être basculants ou fixes (fusil fixe (type Darne) ou fusil à pompe ou fusil semi-automatique ou fusil automatique).
- Lorsqu'il y a deux canons, ceux-ci peuvent être :
- Juxtaposés = situés l'un à coté de l'autre
- Superposés = situés l'un au dessus de l'autre
- Les fusils peuvent être dotés de une ou deux queues de détente.
- Lorsqu'il n'y a que seule queue de détente pour un fusil à canons juxtaposés, le tir du canon de gauche est déclenché par la queue de détente arrière.
- Les fusils de chasse peuvent être munis de dispositifs permettant d'extraire les douilles des cartouches percutées. Un fusil à extracteur dispose d'un dispositif qui extrait la douille sans l'éjecter. Un fusil à éjecteur comporte un dispositif qui extrait et éjecte la douille (ce qui oblige à la ramasser au sol pour ne pas la laisser dans la nature).
- fusil pour gros gibier : généralement il s'agit de carabines à un seul canon, ce modèles sont destinés à chasser des animaux de taille importante à des distances parfois longues, ces modèles sont généralement équipés d'un canon à âme rayée et d'un dispositif à répétition manuelle.
Ils utilisent des balles d'un calibre plus faible mais beaucoup plus rapides pour une meilleure portée et sont souvent dotés d'une lunette pour assurer une visée optimale. Certains modèles pour très gros gibier (comme les éléphants) peuvent être chambrés pour de très gros calibres.
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- Ces modéles sont dits double-Express s'ils comportent deux canons rayés comme les carabines de chasse(pour balles à grands gibiers)
- Ils sont dits Mixte s'ils comportent un canon rayé et un canon lisse.
- Ils sont dits Drilling s'ils comportent un canon rayé et deux canons lisses ou un canon lisse et deux canons rayés.
Voir aussi Chasse au fusil
[modifier] Fusil "de combat"
Un Fusil de combat (en anglais Combat shotgun) est une arme longue à canon lisse destinée à des opérations de police ou au combat rapproché chez les militaires. Il existe dans cette catégorie des fusils à pompe ou semi-automatique. Les modèles actuels les plus utilisés actuellement sont fabriqués aux États-Unis et en Italie
L'US Army adopta le premier fusil de combat monderne à répétition à la fin du XIXe siècle. Le baptême du feu des FC eut lieu aux Philippines contre les Moros.
Certains soldats et policiers emploient parfois des fusils à canons lisses car:
- une gerbe de plombs réduit l'importance de la visée donc le temps de réaction du tireur
- la nature des plombs n'induit guère de mise en danger de tiers par des ricochets ou par sur-pénétration de parois. Une balle, surtout blindée, franchit les parois intérieures (surtout non porteuses donc souvent constituées de plâtre) tandis qu'un plomb pénètre moins
- leur puissance d'arrêt à quelques mètres est nettement supérieure à celle d'un fusil d'assaut
- ils tirent, si nécessaire, des munitions spéciales:
- à projectile(s) non léthal, la plupart du temps en caoutchouc dur. Placer une munition de ce type en tête dans le tube-chargeur épargne parfois des vies
- capable de briser une serrure ou un cadenas, donc d'ouvrir une porte lors d'un assaut
De nombreuses armées et polices emploient ces fusils parce qu'ils sont quasiment identiques aux modèles utilisés pour la chasse par les civils, donc que de nombreux enrôlés les connaissent, ce qui réduit le coût de leur formation. Par ailleurs les armes, pièces et munitions coûtent moins cher que les modèles spécialement mis au point pour les besoins des policiers et des militaires.
Des modèles capables de tir automatique augmentant la saturation (donc la probabilité d'atteindre la cible ou en tous cas de gêner sa riposte) existent, et ce depuis l'époque de la guerre du Viêt-Nam où il s'agissait de modéles "civils" modifiés pour permettre à l'utilisateur de tirer en rafales. Cependant quelques problémes de fiabilité (liés à l'intrusion de sable, de poussiére ou de boue dans le mécanisme, ainsi qu'à la chaleur dégagée par le tir automatique qui pouvait faire fondre le plastique des cartouches) firent que bien souvent nombreux furent les membres des Forces Spéciales Américaines à leur préférer des modéles fonctionnant en semi-automatique uniquement. À titre d'exemple, un Navy Seal agissant en tant que "Point Man" (envoyé seul à l'avant de l'escouade afin de détecter les embuscades) préférait emporter avec lui un de ces fusils modifiés pour le tir automatique mais le remplaça par un modèle à pompe après un enrayage subit lors d'une embuscade.
Les fusils de combat très récents spécifiquement destinés à fonctionner en mode automatique et semi-automatique n'ont plus ces problèmes de fiabilité, mais sont plus encombrants. Alimentés par boîtiers-chargeurs, ils offrent désormais d'une puissance de feu supérieure à celle des modèles à chargeur tubulaire. Leur masse élevée réduit le recul mais le tir automatique doit néanmoins se faire par courtes rafales afin de limiter le relèvement du canon.
[modifier] Voir aussi
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