Georges Marchais

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Georges Marchais (7 juin 1920 à la Hoguette (Calvados) - 16 novembre 1997 à Paris) était un homme politique français.

Sommaire

[modifier] Biographie

Né dans une famille catholique, Georges Marchais devient mécanicien ajusteur dans l’industrie aéronautique (Snecma) juste avant l'invasion allemande. Il part alors travailler en Allemagne dès 1940, avant même l'instauration du Service du travail obligatoireréf. nécessaire, dans le cadre de la réquisition de l'industrie aéronautique par l'Allemagne nazie.

En 1946, il est secrétaire du syndicat des métaux d’Issy-les-Moulineaux. Secrétaire du centre intersyndical CGT dans la même commune en 1951, secrétaire de l'Union des syndicats de travailleurs de la métallurgie de la Seine de 1953 à 1956.

Le siège du PCF
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Le siège du PCF

Membre du Parti communiste français (PCF) depuis 1947. En 1956, il est membre suppléant du comité central du PCF et secrétaire de la Fédération de la Seine-Sud, puis en 1959 membre du * comité central et du bureau politique. À partir de 1961, il est secrétaire à l'organisation puis secrétaire général adjoint en 1970.

En 1968, il s'oppose à la grève étudiante et attaque Daniel Cohn-Bendit, qu’il qualifie d’ « anarchiste allemand ». Il garde le silence en public lors du Printemps de Prague et approuve en privé l'invasion de la Tchécoslovaquie par les blindés de l'armée soviétique.

Cosignataire du Programme commun de gouvernement avec le PS et les Radicaux de gauche en juin 1972.

En décembre 1972, il devient secrétaire général du PCF, succédant à Waldeck Rochet, qui démissionne pour raisons de santé. Élu député de la Ire circonscription du Val-de-Marne (Arcueil-Cachan-Villejuif) en mars 1973, et régulièrement réélu à chaque scrutin jusqu'en 1997.

Durant ces années, il y a le fameux congrès du parti au siège de celui-ci place du colonel Fabien à Paris avec les délégations URSS.

Tête de la liste du PCF aux élections européennes de 1979, il est élu député européen jusqu'en 1989. À cette époque, il soutient l'invasion soviétique de l'Afghanistan et affirme que les pays communistes ont "bilan globalement positif"(cf. Patrick Jarreau, « 1981 : "La force tranquille" » dans Le Monde du 24/08/2006). Candidat communiste à l’élection présidentielle 1981, il obtient 15,34% des voix. Ce résultat confirme le déclin de son parti au profit du Parti socialiste.

En 1994, à l'occasion du 28e congrès du PCF, il cède son siège de secrétaire général à Robert Hue mais reste membre titulaire du bureau politique (renommé bureau national). La même année, il devient président du comité du PCF pour la défense des libertés et droits de l'homme en France et dans le monde.

Georges Marchais meurt le 16 novembre 1997 à l’hôpital Lariboisière, à la suite d’un malaise cardiaque. Grand passionné de jazz, il est enterré au son de Bitches Brew de Miles Davis au cimetière de Champigny (94)ville où il vécu auprès de sa femme lilianne et de ses enfants (un des bastions rouge dirigé pendant 25 ans jusqu'en 1975 par Louis TALAMONI Sénateur-Maire et ami de Georges et ensuite pour la même par Jean-Louis BARGERO). Georges MARCHAIS repose non loin de Louis TALAMONI.

[modifier] Portrait

D'une haute stature, avec une physionomie marquante, une élocution particulière et des entorses à la grammaire française lorsqu'il prononçait des discours, Georges Marchais a fait la joie des caricaturistes et des chansonniers de tout poil, en particulier de Thierry Le Luron mais aussi et surtout de Pierre Douglas, véritable auteur de la phrase "taisez-vous Elkabbach", phrase que Georges Marchais n'a jamais réellement prononcée. En tête à tête, il s'exprimait avec un ton tout à fait naturel, dans une syntaxe académique et un vocabulaire précis et adapté sans rapport avec ceux que lui prêtaient ses imitateurs.

[modifier] Œuvres

  • Les Communistes et les Paysans (1972)
  • Le défi démocratique (1973)
  • La politique du PCF (1974)
  • Communistes et/ou chrétiens (1977)
  • Parlons franchement (1977)
  • Réponses (1977)
  • L'espoir au présent (1980)
  • Démocratie (1990)

[modifier] Citations

  • Jean-Pierre Elkabach: "Ce n’était pas ma question", Georges Marchais: "Oui mais c’est ma réponse !"

[modifier] Polémique

Un doute demeure quant à l'engagement deGeorges Marchais dans le STO. Dans les années 1970, plusieurs membres du PCF, exclus ou tombés en disgrâce, laissent entendre que Georges Marchais a contribué volontairement en Allemagne à l’effort de guerre d’Hitler, dans les usines Messerschmitt. En mars 1980, un article de Jean-François Revel dans l'Express confirme cette hypothèse. A ce jour, le doute subsiste.

[modifier] Notes

    [modifier] Bibliographie

    • HOFNUNG, Thomas. Georges Marchais, l’inconnu du Parti communiste français. Paris : L'Archipel, 2001. (ISBN 2841873196)
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